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Les "Couillons" fêtent leur Saint-Patron (1)

publié le 9 oct. 2012 à 01:18 par Commune Saint Martin Sur Ecaillon   [ mis à jour : 26 févr. 2013 à 05:06 ]

Préparation - Bénédiction - Lâcher de pigeons

C'est dans un petit matin frileux et brumeux que la fête s'est installée tranquillement dès 7h du matin. La nuit a été courte pour toute l'équipe entre la préparation de la soupe, la cuisson des pains et la préparation du matériel des ânes.

Probablement que Saint-Martin a eu une longue discussion avec Saint-Médard et Saint-Barnabé car bien que les jours précédents des trombes d'eau se soient abattues sur la vallée de l'Ecaillon, ce dimanche fut magnifique.

Et comme dit l'Abbé Moura avec son humour légendaire "Si je croyais en Dieu, je dirais que c'est un miracle !".

L'été de la Saint-Martin probablement.


La vie de Saint-Martin

Saint Martin de Tours ou Saint Martin le miséricordieux.
Né à Sabaria de Pannonie (Szombathely - Hongrie) en 316 ou 317 (ou 336).
Mort à Candes Saint Martin (Indre-et-Loire 40 km de Tours) le 8 novembre 397.

Saint Patron de nombreuses villes dont : Tours (France) - Buenos AIres (Argentine) - Mayence - Utrecht (Allemagne) - Lucques - Martina Franca (Italie)

Saint Patron de certaines professions : Maréchaux-ferrants - Policiers - Soldats

Deux dates commemoratives : le 11 novembre fête les funérailles du Saint, le 4 juillet, la consécration épiscopale en 371 lorsqu’il devient évêque.

A noter : St Martin/Ec. avait 2 ducasses (2ème dimanche de juillet, 1er dimanche de septembre ou 11 novembre)

Son père sert dans l’armée romaine en tant qu’officier. 
Martin signifie “voué à Mars” dieu de la guerre pour les Romains.

A 10 ans, il veut se convertir au christianisme.
A 15 ans, son père, afin de l’éloigner du christianisme, l’enrôle dans l’armée alors que l’âge légal est 17 ans.

En 338 (22 ans), il est en garnison à Amiens. Il partage son manteau (une cape) avec un pauvre.
Il ne pouvait donner la totalité du manteau puisque l'équipement du militaire était payé pour moitié par l'armée, l'autre par le militaire lui-même.

La nuit suivante le Christ lui apparaît en rêve portant le bout de cape. C’est la cape de saint Martin qui a donné le nom de chapelle, le lieu qui a accueilli les reliques de la cape à la Chapelle Palatine d’Aix-La-Chapelle (capa - capella - chapelle).

Il quitte l’armée à 40 ans en 356 et se fait baptiser à Amiens à Pâques.

Il s’installe près de l’évêque de Poitiers, Hilaire, et crée à 44 ans un ermitage à 8 km de la ville : l’Abbaye de Ligugé. C’est la première communauté de moines en Gaulle. Il y accomplit ses premiers miracles et démarre un cycle de 10 ans d’évangélisation.

En 371, à Tours, l’évêque Lidoire meurt. Les habitants choisissent Martin, contre sa volonté, pour lui succéder. Ils l’enlèvent et le proclament évêque le 4 juillet 371, il a 55 ans. Il accepte finalement, voyant un signe de Dieu, mais ne change rien à son mode de vie prônant de vivre simplement et pauvrement.

Il crée un nouvel ermitage à 3 km au nord-est de Tours : Marmoutier (qui a permis l’évangélisation de la Gaule).

Il meurt à Candes le 8 novembre 397 (81 ans). Poitiers et Tours se disputent sa dépouille. Les Tourangeaux l’emportent (pour la 2nde fois) par la Loire. Selon la légende les buissons se mirent à fleurir au passage du bateau d’où l’expression “l’été de la Saint-Martin”.

Tours devient le premier lieu de pèlerinage de la Gaule et le troisième de la chrétienté après Rome et Jérusalem. Au Moyen-Âge, Saint Jacques de Compostelle prendra le relais. Il existe cependant un départ vers Compostelle de Tours .

La cape de Saint-Martin fut envoyée à Charlemagne (742 - 814) comme relique. C'est le mot « cape » qui est à l’origine du mot CHAPELLE(capa, capella, chapelle). Elle est aussi à l’origine du mot capet et de la dynastie des capétiens (Hugues CAPET, 939-996, était abbé laïc à la collégiale de Tours).

Saint-Martin et le folklore populaire

Selon la légende, Saint-Martin évangélisait la côte en Flandre (un village qui deviendra Dunkerque) et perdit son âne partit brouter dans les dunes pendant que Saint-Martin buvait le coup avec la population. Lorsque le nuit tomba, les enfants, éclairés par des lanternes de fortune creusées dans des betteraves, le retrouvèrent et le ramenèrent à Saint Martin. En remerciement, il transforma les crottins de l’âne en petits pains (craquendoules ou follards).

Les Bermerains étaient dans la légende lorsqu’ils venaient avec des lanternes se moquaient des Saint-Martinois fêtant le 11 novembre alors que les jours étaient très courts.

Avant la 1ère guerre mondiale, la fête se déroulait le 11 au soir, après, le 10 au soir.
Halloween pourrait être une extension de la Saint-Martin.
Le symbole est la fin des récoltes.